fbpx

Le Centre social d’aide aux immigrants fut fondé en 1947 par l’Institut Notre-Dame du Bon-Conseil. Marie-Gérin-Lajoie, sa fondatrice, accepta alors que le Centre social de Westmount vienne en aide aux personnes déplacées par la guerre. Dès le mois d’octobre, le centre accueille des réfugiés polonais, lituaniens, russes, roumains, hongrois et tchécoslovaques issus des camps de travail et de concentration.

En janvier 1948, le premier « souper du jeudi » est servi, marquant ainsi la naissance du Centre social d’aide aux immigrants.

À la fin de 1948, 1400 réfugiés auront franchi le seuil de l’organisme. Ce dernier veut les aider à s’adapter à leur nouveau pays et leur offre des cours gratuits de français et d’anglais, les aide à trouver un emploi, à remplir des formulaires et à mieux connaître Montréal et ses environs.

Dès les premières années, le CSAI fait preuve d’avant-gardisme au regard des besoins importants des nouveaux arrivants de l’époque. Tout au long de son histoire, il suivra les grandes vagues d’immigration canadienne et québécoise.

Entre 1949 et 1955, le CSAI accueille les premiers immigrants volontaires en provenance d’Europe (slaves, français, belges). L’année 1967 est marquée par l’arrivée massive de personnes en provenance de l’Afrique, de l’Asie et de l’Amérique latine. Par la suite, le CSAI poursuit sa mission d’accueil lors des arrivées massives de réfugiés, que ce soit les boat-people (1975), les Haïtiens (1980), les Sri-Lankais (1984-1986), les Kosovars (1999) ou encore les Irakiens, les Syriens et les Afghans plus récemment.

En 1984, le Gouvernement du Québec décernait, pour la première fois dans l’histoire, le Prix des communautés culturelles. Parmi les 115 candidatures proposées, seulement trois ont été retenues. Sœur Thérèse Benguerel, Sœur Denise Lainé et Mme Mathilde Marchand, conseillère du CSAI, obtiennent le prix.

En 1992, de nouveaux programmes sont offerts en partenariat avec le Ministère des Relations avec les citoyens et de l’Immigration et en 1996, l’organisme obtient ses lettres patentes.

Lire la vidéo