Silence Discrimin’Action

Un projet de sensibilisation à la réalité des nouveaux arrivants
CHARGÉE DE PROJET SENIOR

Le projet Silence Discrimin’Action fait suite à une consultation locale tenue en 2018 sur les enjeux liés à la discrimination et au racisme qui a démontré un besoin réel des personnes immigrantes, mais également des partenaires face à des situations de racisme individuel, de racisme systémique ou à diverses formes de discrimination. En réalisant ce projet, nous souhaitons :

-Sensibiliser la population sur le racisme et les discriminations vécus par les nouveaux arrivants toutes catégories d’immigration confondue (réfugiés, demandeurs d’asile, immigrants économiques …);

-Offrir des outils informatifs à nos partenaires communautaires ainsi qu’au grand public; 

-Lutter contre le racisme et la discrimination, promouvoir la compréhension interculturelle et interconfessionnelle et favoriser l’égalité des chances de participer pleinement à la société canadienne;

-Promouvoir et participer à des discussions sur le multiculturalisme, la diversité, le racisme et la discrimination religieuse aux niveaux national et international ;

-Renforcer la recherche et les données probantes afin de mieux comprendre les disparités et les défis auxquels font face les communautés racisées et religieuses en situation minoritaire.

Il s’agit d’une campagne de sensibilisation qui se développera en quatre volets

-Le premier volet vise la réalisation de douze capsules vidéo, présentées dans l’espace public et diffusées sur les médias sociaux et autres moyens de communication web, qui viendront déconstruire des préjugés sur les thèmes du racisme systémique, dans une mise en contexte, et plus spécifiquement dans les domaines de l’emploi et la justice. Chaque capsule vidéo sera réalisée avec la participation d’une personne immigrante ayant subi les impacts du racisme systémique et un expert qui mettra en perspective l’enjeu abordé.

-Le deuxième volet consiste en la création de fiches comme outils de formation en lien avec les capsules vidéo.

-Le troisième volet vise la bonification d’une section clavardage offerte sur le site internet du CSAI depuis l’année dernière.

-Et finalement, le quatrième volet vise un transfert des connaissances par des projections avec des partenaires locaux ciblés, et ce, afin qu’ils puissent eux-mêmes utiliser les capsules vidéo et les outils de formation pour leurs propres membres, équipes, comités d’administration ainsi qu’avec le grand public afin d’engager le dialogue avec les citoyens.

Par l’entremise de ce projet, le CSAI vise à :

  • – Accroître les ressources, les programmes, les campagnes et les services qui abordent les obstacles à l’emploi et à la justice.
  • – Augmenter la participation des communautés racisées et des minorités religieuses aux projets qui abordent les obstacles à l’emploi et à la justice.
  • – Accroître la disponibilité et l’accès aux données probantes et au point de vue de la communauté concernant les disparités dont font l’objet les communautés racisées et les minorités religieuses.
  • – Sensibiliser les employeurs, les corps policiers et les membres de la société québécoise quant à la discrimination vécue par les personnes immigrantes en lien avec leur entrée et présence sur le marché de l’emploi et dans le système pénal.

La discrimination subie par les immigrants dans le marché du travail peut être un des obstacles rencontrés lorsqu’ils s’installent dans un nouveau pays. La première capsule du projet Silence Discrimin’Action portera sur l’emploi et les défis d’intégration vécus par les nouveaux arrivants dans le marché du travail au Québec.

Marie-Jeanne Blain, anthropologue et professeure associée au département d’anthropologie de l’Université de Montréal, et Armelle Mbamba, une femme immigrante d’origine camerounaise, ont discuté des enjeux liés à l’insertion professionnelle des nouveaux arrivants, des impacts de ces difficultés sur leur vie et des mesures à mettre en œuvre pour les résoudre.

Pour visionner cet échange, nous vous invitons à rester à l’affut ; la capsule sera bientôt diffusée sur le site et les réseaux sociaux du CSAI!

Les services de garde au Québec sont accessibles à tous les parents qui en font la demande pour leur enfant, qu’il soit né au Québec ou ailleurs. Le gouvernement du Québec apporte son soutien aux parents en offrant un ensemble de mesures favorisant l’accès aux services de garde.

Suite à la réinterprétation de la loi sur l’accès aux services de garde en 2018 par le gouvernement québécois en place, les familles demandeurs d’asile se retrouvent exclus du programme de subvention en raison d’un changement de critères d’admissibilité.

La première capsule du projet Silence Discrimin Action porte sur les défis des familles demandeurs d’asile dans l’accès aux services de garde abordable et les impacts significatifs de cette situation auprès des enfants et des familles demandeurs d’asile étant en attente d’un statut.

Discrimination

dans l'acces aux services de garde

Les services de garde au Québec sont accessibles à tous les parents qui en font la demande pour leur enfant, qu’il soit né au Québec ou ailleurs. Le gouvernement du Québec apporte son soutien aux parents en offrant un ensemble de mesures favorisant l’accès au service de garde.

Pour information, une place subventionnée en garderie revient à environ 8,70 $. Une place non subventionnée revient à environ 45 à 48 $ par jour en fonction du service de garde.

Qu’en est-il des demandeurs d’asile en attente de statut

Suite à la réinterprétation de la loi sur l’accès aux services de garde en 2018 par le gouvernement québécois en place, les familles demandeurs d’asile se retrouvent exclus du programme de subvention en raison d’un changement de critères d’admissibilité.

Le fait de ne plus avoir accès aux subventions de l’état et le coût régulier des services de garde constituent des freins dans la décision des parents demandeurs d’asile de mettre leur enfant en service de garde. Cette situation a pour conséquence de renforcer la précarité d’un grand nombre de familles nouvellement arrivées au Québec notamment les demandeurs d’asile en attente de statut.

Problématique

Cette discrimination identifiée a des impacts significatifs auprès des enfants et des familles demandeurs d’asile étant en attente d’un statut. La conséquence de cette situation a pour effet de contribuer à la précarisation des demandeurs d’asile pour les raisons suivantes :

Pour les adultes, parents :

• L’accès à l’emploi et à l’expérience québécoise Les demandeurs d’asile n’ayant pas accès à des emplois bien rémunérés se voient dans l’obligation de rester à la maison pour s’occuper de leur enfant car le coût de la garderie et des frais mensuels reliés au ménage est supérieur aux revenus que leur fournirait un emploi.

• L’accès à de la formation L’aide sociale dont ils bénéficient couvrent les besoins primaires mais ne permet pas à ces personnes d’accéder à des formations qualifiantes au Québec pour pouvoir obtenir des emplois mieux rémunérés.

• L’isolement et le repli sur soi Le maintien de l’enfant à la maison plutôt qu’en service de garde renforce le sentiment d’isolement et représente un obstacle supplémentaire à leur intégration et retarde leur possibilité de développer leurs expériences professionnelles québécoises.

Pour les enfants :

• Barrière au développement de l’enfant Ne pas avoir accès à la garderie peut représenter une barrière dans le développement de l’enfant en terme de socialisation, de dépistage des besoins de l’enfant et le développement du langage.

• Comportement et santé mentale L’isolement dans lequel se trouve l’enfant peut générer des effets sur son comportement et sa santé mentale et peut se manifester par de l’agressivité, de la méfiance vis-à-vis des personnes de l’extérieur ou encore une exposition excessive aux écrans et non recommandé par la santé publique.

Au niveau juridique

Réviser les critères d’admissibilité d’accès au programme de subvention du gouvernement dans les garderies en prenant en compte les conditions socio-économiques des demandeurs, pour une répartition plus équitable des ressources allouées par le gouvernement

Au niveau des parents

Chercher du soutien mutuel auprès des personnes proches (amis, famille ou dans les ressources communautaires), en attendant le changement juridique présenté
ci-dessus.

LIENS VERS RESSOURCES EN SERVICE DE GARDE POUR DEMANDEURS D’ASILE

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